Bonjour à tous
Cet article sort de mes archives personnels, je vous previens il est long!
Par contre le but de ma manoeuvre est de susciter un débat, afin de comprendre si le citoyen moyen perçoit ce problème, comment il le perçoit et si se pose la question que notre environnement immédiat cache des dangers à notre insu faute d’information.
Bon courage et bonne lecture
Préambule.La rédaction de cet article n’a pas été aisée, pour la simple raison que l’utilisations de certaines phrases et certains concepts peuvent se heurter aux droits d’auteurs, donc j’ai procédé à un choix, pour certains passages j’indiquerais ma source ou je proposerai un lien, qui est public et consultable librement par tous. Je l’avoue ce n’est pas un sujet facile, car sans se faire tancer d’écologisme facile, ni de gauchisme basique, faire les liens entre les profits d’une industrie prospère qui ne connaît pas la crise et les retombées sur l’environnement et sur la santé des riverains et des employés, n’est pas évidement mais, j’ai choisi de courir le risque, car il s’agit d’un sujet d’actualité dont on en parle très peu. La chimie industrielle est certes le noyau de cet article mais, du moment qu’on parle de risques, j’ai laissé la porte ouverte aux risques de l’industrie nucléaire et aux risques plus anodins que les employés peuvent encourir sur leur lieu des travail
L’industrie chimique française se situe au cinquième rang des pays producteurs mondiaux, après les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et la Chine. Elle est le troisième exportateur mondial de produits chimiques, après les États-
Unis et le Japon, et 60 % de ses ventes sont réalisées à l’exportation.
L’industrie chimique (y compris l’industrie pharmaceutique) est globalement le deuxième secteur industriel en France, après l’industrie automobile. Elle est en effet numéro 2 en termes de chiffre d’affaires, numéro 1 pour le montant des exportations, numéro 2 pour le solde des échanges extérieurs etpour le montant des investissements.
Avec un chiffre d’affaires global de 93,7 milliards d’euros en 2004, le secteur regroupe environ 1 163 entreprises de plus de 20 salariés – dont 78 % sont des PME de moins de 250 salariés – auxquelles il faut ajouter 1 500 très petitesentreprises, pour un effectif direct d’environ 239 500 personnes. Donc on peut légitimement penser que des risques peuvent se produire du simple fait qu’on peut privilégier des stratégies plus axées sur une rentabilité rapide que sur des investissements plus portés sur la prévention et la sécurité
Le risque chimique est bien présent dans toutes les activité humaines, mais, malgré cela, ce risque est mal perçu et à fortiori banalisé par les professionnels de l’industrie chimique et pas pris au sérieux par les personnels qui y travaillent. Faute sûrement à un manque de formation continue à la prévention des risques. Un rapport officiel révèle qu’en France un demi- million de salariés sont exposés à des polluants très dangereux. Dix produits classés CMR (c’est-à-dire susceptibles de provoquer des cancers, des mutations génétiques ou présentant un risque pour la reproduction) sont couramment utilisés dans des entreprises.Mais les chiffres font froid dans le dos car quelque 500.000 salariés des industries chimique, pharmaceutique ou textile sont exposés en France à des substances cancérogènes, selon un inventaire des agents chimiques toxiques pour la santé utilisés en 2005, effectué par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
http://www.topchretien.com/topinfo/?/12108/vote1/ La, ou les législations en vigueur sont elles suffisantes et peuvent-elles garantir une sécurité maximale ? Tout en sachant que le risque zéro n’existe pas.1. Les dispositions du Décret du 1er février 2001L’application de ce texte concerne toute substance ou préparation dont l’étiquette comporte :
* le pictogramme « toxique ».
* des phrases explicitant le caractère :
cancérogène :
. R 45/ peut causer le cancer.
. R 49/ peut causer le cancer par inhalation.
mutagène :
. R 46/ peut causer des altérations génétiques
héréditaires.
toxique pour la reproduction :
. R 60/ peut altérer la fertilité.
. R 61/ risques pendant la grossesse d’effets
néfastes pour l’enfant.
Ces produits sont classés en catégorie 1 et 2 de la réglementation de l’Union Européenne. Cependant des agents C.M.R. peuvent être présents en faible quantité dans des préparations sans pour autant que l’étiquetage final le
mentionne : ces préparations ne sont, alors, pas concernées par le Décret du 1er Février 2001.
Exemple : une préparation contenant au moins 0,5% d’éthylglycol comporte le pictogramme « toxique » et les phrases de risques : R 60 et R 61, ce qui ne sera pas le cas d’une préparation contenant moins de 0,5% d’éthylglycol. L’Arrêté du 18 Septembre 2000 complétant l’Arrêté du 5 Janvier 1993
Cet arrêté liste certaines substances, préparations et procédés cancérogènes, dont certains concernent le B.T.P. comme les travaux exposant aux hydrocarbures aromatiques polycycliques : suies, goudrons, fumées… et ceux exposant aux poussières de bois inhalables.
Les cancérogènes non classés par l’Union Européenne Il s’agit du cas, par exemple, de la silice cristalline classée comme cancérogène du groupe 1 par le Centre International de Recherche sur le Cancer (C.I.R.C.) depuis le 1er Janvier 1997.
Néanmoins il existe de lois de principes généraux de prévention qui peuvent se prêter aux interprétations les plus diverses que je mettrais en caractère gras, car la notion reste dans le vague et peut être sujette a interprétation.
Par là je veux dire que toute connaissance de cause et avec des bons avocats et des bonnes polices d’assurance est possible de contourner la loi ou de s’en sortir aux moindres frais.
Principes généraux de prévention
Le premier des principes généraux de prévention édictés par la Loi du 31 Décembre 1991 consiste à éviter le risque. De même, ce texte, ainsi que les décrets du 1er Février 2001 (article R 231-56- 2) et du 23 Décembre 2003 sur la prévention du risque chimique (article R 231-54-6) précisent que « l’employeur est tenu de réduire l’utilisation d’un agent C.M.R. (ou d’un agent chimique dangereux) en le supprimant ou en le remplaçant, dans la mesure où cela est techniquement possible, par une substance, une préparation ou un procédé qui n’est pas dangereux ou est moins dangereux pour la santé ou la sécurité des travailleurs « . Donc, face à des produits C.M.R., deux questions à se poser Sont-ils indispensables, c’est-à-dire existe t’il une alternative technologique ? – Sont-ils substituables ? Donc malgré la Loi le flou persiste et ce est à mettre en rapport strict avec le coût des matériaux de substitution et aussi en rélation avec les coûts technologiques pour les produire
Les fibres céramiques réfractaires. Ce sont des fibres de silicate d’aluminium utilisées dans l’isolation thermique industrielle pour des applications pouvant atteindre 1450°C . Elles sont classées par la directive européenne 97/69/CE du 5 Décembre 1999 cancérogènes de catégorie 2, c’est-à-dire » substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour
l’homme « . Cette directive a été transposée en droit français par l’arrêté du 28 Août 1998.
L’étiquetage des fibres céramiques réfractaires et des préparations en contenant plus de 0,1% en poids comporte le pictogramme » toxique » et la phrase de risque R 49 : » peut causer le cancer par inhalation « .
Pour connaître les divers degrés de dangerosité des produits suivants il vous suffit de taper leur nom sur un moteur de recherche et de comparer les différentes définitions. Vous pouvez vous laisser dériver sur le Net à la recherche d’informations complémentaires que je ne fournis pas.
Les peinturesCe sont des mélanges complexes comportant dix à quinze constituants, dont chacun à une fonction, une originalité et des risques propres.
A. Les pigments Ils donnent aux peintures leur teinte. a) Les peintures industrielles (structures métalliques, tuyauteries…) : les pigments chromate de plomb, toxique pour la reproduction de catégorie 1. B. Les composés anti-corrosion- Orangé de molybdène : toxique pour la reproduction (R 61). – Minium de plomb (ou tétra-oxyde de plomb) : également toxique pour la reproduction (R 61). Cet anti-corrosion est pratiquement abandonné depuis les années 70. Il a d’abord été remplacé par des produits contenant du chromate de zinc (mais classé comme cancérogène de catégorie 1) puis de strontium (cancérogène de catégorie 2). La substitution par du phosphate de zinc ou
d’aluminium est possible avec un coût supérieur de 10 à 20%. C
C. Les solvantsLes éthers de glycol sont utilisés comme solvants dans les peintures en phase aqueuse. Depuis 1993, on constate la suppression pratiquement totale des éthers de glycol visés par le décret du 1er Février 2001 : éthylglycol, méthylglycol et leurs acétates (toxiques pour la reproduction de catégorie 2). La substitution se fait habituellement par d’autres dérivés de l’éthylène glycol, chimiquement plus proches, comme le butyldiglycol et le butylglycol
ou des dérivés du propylène glycol. Le coût est
sensiblement identique.
4. Les dégraissantsLe trichloréthylène est utilisé pour le dégraissage et le nettoyage des pièces métalliques. Il est classé depuis Juillet 2002 (directive européenne 2001/59/CE du 6 Août 2001 transposée en droit français) comme cancérogène ; de catégorie 2. Parmi les produits de remplacement, on peut
5. Les produits de traitement réducteur des chaudières Ces préparations sont étiquetées avec le pictogramme toxique et la phrase de risque R 45 (car l’hydrazine est classée par l’Union Européenne comme cancérogène de catégorie 2). Des études expérimentales menées chez la souris
et le rat, par inhalation ou gavage d’hydrazine, ont montré un accroissement significatif de tumeurs pulmonaires et nasales. Les données humaines, quant à elles, ne permettent pas de se prononcer sur un éventuel effet cancérogène de l’hydrazine.
6. Les produits de traitement des bois A1. Les lasuresElles sont employées pour protéger et teindre les bois. Elles contiennent parfois des produits visés par le
décret du 1er Février 2001 (fongicides, bactéricides) mais toujours à des concentrations
inférieures aux limites réglementaires d’étiquetage.
B. Les fongicidesLe C.C.A. est une association de sels hydrosolubles de chrome, de cuivre et d’arsenic : anhydride chromique (cancérogène de catégorie 1), oxyde cuivreux et trioxyde ou pentoxyde d’arsenic (cancérogènes de catégorie 1).
Ce fongicide est destiné au traitement des bois extérieurs : poteaux, chalets, mobilier de jardin, bacs à sable, jeux d’enfants…Ils devrait être prochainement interdit dans ces deux dernières applications.
C. La créosoteElle se présente sous la forme d’un liquide brun- noir, huileux, obtenu par distillation fractionnée des goudrons de houille et est utilisée comme xylo-protecteur et imperméabilisant pour les traverses de rail et les poteaux électriques en bois. La créosote est un mélange complexe d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (H.A.P.) et de composés phénoliques. Elle est classée comme cancérogène de catégorie 2.
Son emploi a été limité par l’Union Européenne dans la directive 2001/90/CE du 26 Octobre 2001 transposée en France par l’arrêté du 2 Juin 2003.
7. Les produits noirs http://www.cram-normandie.fr/lespdf/express58.pdf 7.1. Le goudronIl est obtenu par distillation de matières volatiles recueillies au cours de la pyrolyse de la houille. Il est classé, par l’Union Européenne, comme cancérogène de catégorie 1. Ce matériau est très riche en H.A.P. ; la teneur en
benzo(a)pyrène (cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction de catégorie 2) peut atteindre notamment jusqu’à 5g / kg. Des concentrations atmosphériques en benzo(a)pyrène de l’ordre de 1 à 5 µg / m3 ont été retrouvées lors de la mise en œuvre à chaud d’enrobés à base de
goudron (valeur limite recommandée par la C.N.A.M. : 0,15 µg / m3). Le goudron a cependant été abandonné, depuis le
début des années 50, comme liant de revêtement routier. Des produits composés (bitume : 60% + goudron : 40%) ont été utilisés, jusque dans les années 80, pour réaliser des revêtements anti-kérosène pour les pistes d’aéroport, les stations services et les dépôts structures béton puis par des bitumes anti-kérosène sans goudron.
7.2. Le bitumeObtenu par distillation fractionnée du pétrole, il a remplacé le goudron comme liant de revêtement routier (3,3 millions de tonnes par an en France). Il n’est pas classé par l’Union Européenne et inscrit dans le groupe 3 par le C.I.R.C. (inclassable quant à leur cancérogénicité pour l’homme). kg)
8*. Les huiles de décoffrage du bétonElle étaient, autrefois, fabriquées à partir d’huiles industrielles peu coûteuses, avec des concentrations
très importantes en H.A.P. , notamment lors d’utilisation d’huiles usagées ou recyclées.
Actuellement, les fabricants proposent des huiles minérales de synthèse avec ou sans solvant
hydrocarboné (très faible teneur en H.A.P.), des cires liquides de démoulage et des huiles végétales
sans solvant.
9. Les sables abrasifs http://www.surfanet.org/abrasifs/mineraux.htm Un décret du 6 Juin 1969 a interdit l’utilisation de sable contenant plus de 5% en poids de silice librecristalline pour les travaux de décapage à sec en cabine ou à l’air libre.
10*. Le ciment http://www.atousante.com/risques_professionnels/risques_lies_aux_produits_cancerogenes_mutagenes_toxiques Le chrome VI (hexavalent), classé comme cancérogène de catégorie 2 est présent dans le ciment sous forme d’impuretés (quelques p.p.m. à quelques dizaines de p.p.m.) ; il n’existe cependant aucun lien documenté entre exposition au ciment et excès de cancer cutané. La directive européenne 2003 / 53 / CE du 18 Juin 2003 interdit la mise sur le marché et l’utilisation de ciment dont la teneur en chrome VI est supérieure à 0,0002% du poids sec depuis le 17 Juin 2005.Dans certains pays ( Allemagne, Danemark, Finlande, Suède) la diminution du chrome VI est déjà obtenue par adjonction de sulfate ferreux lors du broyage entre le clinker et le gypse permettant insi de réduire le chrome VI soluble en chrome III insoluble.
Malgré tout, il existe de nouveaux matériaux importe ce qui n’empêche pas de rester vigilant car ces nouveaux matériaux de substitution ne sont pas toujours dénués de toxicité et certaines études épidémiologiques en cours ne disposent pas encore de recul suffisant pour affirmer leur innocuité.
Ces produits sont à l’origine de plus de 10 000 nouveaux cas de cancer chaque année.Les secteurs de la chimie, du médicament, du bois, du pétrole, la construction de routes, l’entretien de locaux sont particulièrement touchés, sans que leurs salariés soient informés des risques qu’on leur fait courir.
Des chercheurs chargés des cancers professionnels parlent de bombes sanitaires équivalant à dix fois l’amiante, qui vont faire de très nombreux morts.
Comme pour l’amiante, les autorités laissent faire et les industriels empochent leurs profits sans état d’âme.
Donc est- il légitime qu’au nom du profit, du mirage d’un plein emploi, de penser que tout serait possible sans se soucier de la santé et des travailleurs des secteurs concernés, ni même des ensembles habitatifs et environnementales.
Sans trop évoquer les dangers immédiats comme l’explosion d’AZF, (.La réglementation Il n’y a pas de réglementation pour l’ammoniac en air ambiant extérieur. Depuis l’arrêt de l’usine AZF, l’ammoniac n’est plus mesuré en continu à Toulouse.) Voir l’historique des mesures, les marées noires, les rejets de dioxines et les accidents nucléaires( dont on ne parle jamais en France, étant cette activité couverte par le secret défense)Dans la plus part des cas ces contaminations sont difficiles à » visionner » le risque, surtout lorsque le produit se trouve sous forme d’aérosols, de fumées, de vapeur ou de gaz – complexité accrue du fait que certains agents chimiques présentent une toxicité non immédiate mais à long terme avec un temps de latence entre le développement de la pathologie de plusieurs années, voire de plusieurs décennies. Et ce malgré le contexte réglementaire qui est aujourd’hui considérablement renforcé.Peut- on imaginer que le public, les travailleurs soient sensibilisés sur les dangers de certains produits chimiques ?
La France n’a interdit l’amiante qu’en 1996 seulement, tout en connaissant la dangerosité de ce produits depuis le début du XX eme siècle. Le décret du 24 Décembre 1996 http://aida.ineris.fr/textes/decrets/text2215.htm a fixé l’interdiction totale de l’importation et de la mise sur le marché français de tout produit contenant de l’amiante depuis le 1er Janvier 1997. Ces dispositions ont été étendues au niveau européen depuis le 1er Janvier 2005 ( à l’exception des membranes d’électrolyse), par la directive du 26 Juillet 1999. http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_399L0077.html
La France à interdit l’usage de l’amiante avec 10 ou 20 ans de retard par rapport à d’autres pays se l’UE , donc il est légitime de demander si la législation française a préféré, sous l’impulsion et les lobbying des industriels, avantager cette activité industrielle en toute connaissance de cause en passant outre aux risques encorrus et par les populations limitrophes et par les travailleurs du secteur. http://aida.ineris.fr/textes/decrets/text2215.htm Ce précédent, troublant, qu’il faut ajouter aux mensonges concernant le nuage de Tchernobyl (qui, rappelons- le, aurait contournée nos frontières par un concours météorologique aussi fantaisiste que criminellement mensonger), dans la même lignée d’ignorance, de négligence et de souci de profit aux dépenses de la population est-il à mettre sur le compte d’une logique libérale de libre marché où tout est permis et où il suffit de se déclarer responsables mais non coupables et dont la réparation des dommages subis suit la même logique d’un calcul de rentabilité par rapport aux dommages.N’oublions pas toutes les autres catastrophes qui elles sont un défi continuel aux lois de la Nature. On a donné des aliments carnés aux ruminants herbivores, on bourre d’antibiotiques les volailles, les porcs et tout animal d’élevage, non pas dans un souci de santé publique mais dan une optique de profit. Cette chimie on l’épande dans nos champs et brisant la chaîne de reproduction et en polluant les nappes phréatiques et les cours d’eau. Cette politique est- elle une politique d’avenir ?
Télécharger les valeurs réglementaires pour l’année 2006décret du 15 février 2002B http://dnf.asso.fr/medias/documents/lois/autre/CODE_DU_TRAVAIL.pdf
http://www.uic.fr/fr/pdf/fichereach.pdf protocole d’Aarhus protocole d’Aarhus

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Les Pesticides, ou produits « phytosanitaires » :
la France occupe la 2ème place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. 40% n’atteignent pas la cible prévue et se retrouve dans l’air, dans l’eau… Les premières mesures des pesticides dans l’air ont été réalisées en Bretagne en 1998. Seuls 17 molécules sur les 70 fréquemment utilisées sont suivies. Les techniques sont nouvelles et en phase de recherche et de validation. Aucune norme n’existe dans l’Air.En 2002-2003, L’ORAMIP conduit une étude sur les pesticides (herbicides, fongicides et insecticides) en phases aqueuse (eau de pluie), gazeuse et particulaire (air ambiant) simultanément sur les stations de Colomiers (Haute-Garonne) et de Peyrusse-Vieille (Gers). Des mesures sont réalisées, dans les 3 phases, dès le printemps 2002, pendant les périodes d’épandages intensifs. Le reste de l’année, un suivi a été réalisé une fois par semaine dans les eaux de pluie et plus ponctuellement, dans les 2 autres phases. Le résultat de cette étude est disponible en téléchargement sur ce site.
Accéder aux rapports d’études
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Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques – HAP |
| Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont des composés formés de 4 à 7 noyaux benzéniques. PLusieurs centaines de composés sont générés par la combustion des matières fossiles (notamment pas les moteurs diesels) sous forme gazeuse ou particulaire. Le plus étudié est le benzo(a)pyrène. Le risque de cancer lié aux HAP est l’un des plus anciens connus. |
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La radioactivité |
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Les mesures des aérosols alpha et bêta font l’objet d’une analyse mensuelle auprès du laboratoire vétérinaire de Montauban, où 11 radionucléides, y compris l’iode131 sont analysés.
Outre l’iode131, les 10 radionucléides analysés sont les suivants : Ruthénium 103 ; Césium 134 ; Césium 137 ; Bérylium 7 ; Antimoine (Sb) 124 ; Antimoine (Sb) 125 ; Cobalt 58 ; Cobalt 60 ; Manganèse 54 ; Argent (Ag) 110.
La concentration en radon dans l’atmosphère libre, en air ambiant extérieur, est faible et inoffensive pour l’environnement et la santé humaine. A l’intérieur des bâtiments, le radon peut s’accumuler, pouvant présenter des risques pour la santé en cas d’exposition prolongée. Les pouvoirs publics français, prenant en compte l’avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, ont retenu la valeur de 1000 Bq/m3 (Béquerel par mètre cube) en moyenne annuelle comme seuil d’alerte et également la valeur indicative de 400 Bq/m3 en moyenne annuelle comme objectif de précaution. Ils ont également indiqué que la valeur guide de 200 Bq/m3 en moyenne annuelle sera prochainement fixée pour les bâtiments à construire.
Pour la radioactivité Gamma, la Directive 96/29/EURATOM du Conseil, du 13 mai 1996 en cours de transposition en droit français, abaisse à nouveau les seuils ,
- pour la population : de 5 mSv (milliSievert) à 1 mSv par an ;
- pour les travailleurs : de 50 mSv à 20 mSv par an (plus précisément à 100 mSv par période de 5 ans, avec un maximum de 50 mSv par an).
La limite annuelle d’exposition de 1 mSv pour une personne du public ne concerne pas l’irradiation naturelle, mais seulement l’exposition artificielle, hors médicale. En effet, le principe de limitation ne s’applique pas à l’exposition des patients, pour qui il importe d’obtenir l’information diagnostique désirée ou d’atteindre l’objectif thérapeutique.
Cela signifie que 1000 µSv (1000 microSivert = 1 milliSievert) par an, hors exposition médicale, sont tolérés en plus de la radioactivité naturelle constituant le bruit de fond, dont l’ampleur dépend de la région où elle est mesurée.
En savoir plus…
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- Les Polluants Organiques Persistants (POPs) présentent des effets toxiques sur la santé humaine et sur la faune, et sont associés à une vaste gamme d’effets nuisibles : dégradation du système immunitaire, effets sur la reproduction et sur le développement et propriétés cancérigènes. De par leur nature persistante, ces molécules présentent potentiellement la particularité de provoquer des perturbations par une exposition chronique même à de faibles concentrations. En outre, de par leur propriété de bioaccumulation, les impacts sur la faune et la santé humaine peuvent être observés à proximité mais aussi très loin des sources d’émission.
- Définition d’un POP Les POPs (dont le représentant le plus célèbre est la famille des dioxines / furannes) sont des molécules complexes qui, contrairement aux autres polluants atmosphériques, ne sont pas définies à partir de leur nature chimique mais à partir de 4 propriétés qui sont les suivantes :
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- Toxicité : elles présentent un ou plusieurs impacts prouvés sur la santé humaine.
- Persistance dans l’environnement : ce sont des molécules résistantes aux dégradations biologiques naturelles. Ces molécules se dégradent de 50 % sur une durée de 7 à 8 ans.
- Bioaccumulation : ce sont des molécules qui s’accumulent dans les tissus vivants et dont les concentrations augmentent le long de la chaîne alimentaire.
- Transport longue distance : de par leurs propriétés de persistance et de bioaccumulation, ces molécules ont tendance à se déplacer sur de très longues distances et se déposer loin des lieux d’émission, typiquement des milieux chauds (à forte activité humaine) vers les milieux froids (en particulier l’Arctique).
Plusieurs dizaines de familles de molécules organiques sont susceptibles de répondre à ces critères. Aujourd’hui, étant donné l’impact planétaire de ces polluants, deux textes internationaux récents visent ces polluants (le protocole d’Aarhus signé en juin 1998 et la protocole d’Aarhus signée en mai 2001) et ont établi une première liste nominative de POPs. Les substances qui font partie de ces listes se répartissent en trois catégories :
- substances produites non intentionnellement par des activités humaines ;
- substances issues de la fabrication et de l’utilisation de produits chimiques ;
- substances issues de l’utilisation de pesticides.
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Catégorie
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Nom
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Particularité
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Production non-intentionnelle
(sous-produit de réaction) |
Dioxines |
Sous-produit de combustion ou d’autres procédés industriels |
| Furannes |
| Hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAPs) |
| Hexachlorobenzène (HCB) |
Produits chimiques
industriels |
Polychlorobiphényles (PCBs) |
Utilisés comme isolant électrique, fluide caloporteur, additif dans les peintures et plastiques |
| Hexachlorocyclohexane (HCH) |
Produit intermédiaire de l’industrie chimique |
| Hexachlorobenzène (HCB) |
Utilisé dans la fabrication de munitions et de caoutchouc |
| Pesticides |
Hexachlorobenzène (HCB) |
Fongicide |
| Endrine |
Insecticides |
| Aldrine |
| Dieldrine |
| Toxaphène |
| Mirex |
| Chlordane |
| Chlordécone |
| Heptachlore |
| DDT |
| Lindane |
Liste nominative des POPs
- Sources d’émissions de POPs
D’une manière générale, les POPs proviennent de combustions incomplètes. Certains procédés industriels mettant en œuvre une étape de combustion (incinération de déchets, métallurgie, combustion,…) sont donc des émetteurs potentiels.
Par ailleurs, les sources diffuses, très difficiles à évaluer et donc rarement mentionnées dans les inventaires nationaux, sont de plus en plus considérées comme des sources majeures : incinération de fonds de jardin, combustion résidentielle, feux de décharge, feux de forêts, incendies de bâtiments, etc…
D’après l’inventaire du Centre Interprofessionnel Technique d’Etude de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) couvrant l’année 2001, les sources d’émissions anthropiques concernant les POPs relevant d’émissions industrielles sont les suivantes :
- Chiffres clés L’estimation des émissions de POPs est particulièrement difficile car ceux-ci sont émis en petites quantités et parfois de manière diffuse. Pour les POPs issus des émissions anthropiques, l’inventaire du CITEPA indique les valeurs d’émission suivantes (2001) :
- Dioxines et furannes : 468 grammes TEQ par an ;
- HAP : 276 tonnes par an ;
- PCB : 43 kilogrammes par an ;
- HCB : 1 746 kilogrammes par an.Dans le cas des dioxines/furannes, les émissions ont enregistré une baisse importante de 75 % depuis 1990, notamment grâce aux progrès importants dans les secteurs de l’incinération des déchets et de la métallurgie.
protocole d’Aarhus http://dnf.asso.fr/medias/documents/lois/autre/CODE_DU_TRAVAIL.pdf